La situation des jeunes majeurs étrangers représente un terrible gâchis humain et social

Une soixantaine d’organisations ont lancé un appel en faveur des jeunes majeurs étrangers qui reçoivent une obligation de quitter le territoire français (OQTF) quand ils atteignent la majorité (affaire du boulanger de Besançon et bien d’autres). 

Cette campagne intitulée “Jeunes étrangers, sortir de l’impasse” part de plusieurs constats : 

  • la contestation systématique de l’identité des jeunes arrivés mineurs non accompagnés (MNA) et même de leur âge, y compris quand ils ont été placés par un juge des enfants ;
  • la quasi disparition des possibilités de régularisation des familles avec enfants mineurs ;
  • les difficultés croissante d’accès aux préfectures via la dématérialisation ;
  • face à ces embûches, nous constatons, à l’inverse, les manifestations de solidarité de plus en plus nombreuses autour de ces jeunes.

Solidarité : Et Si j’Accueillais un Mineur Etranger ?

Les mineurs non accompagnés (MNA), ou mineurs isolés étrangers (MIE) sont des adolescents ayant fui la guerre, les persécutions ou la pauvreté, arrivés seuls sur le territoire, reconnus mineurs par la Justice et placés sous la responsabilité du Conseil Départemental.

Pour les accueillir, le département du Puy-de-Dôme met en place différentes formes d’accompagnement au sein de foyers de jeunes travailleurs ou d’appartements en colocation. En raison des arrivées importantes de jeunes, les dispositifs d’hébergement sont saturés et certains jeunes restent hébergés à l’hôtel.

Afin de répondre aux besoins de certains adolescents vulnérables, notamment du fait de leur jeune âge, l’association Atelier Logement Solidaire propose un nouveau dispositif innovant, le projet SESAME : l’accueil en famille solidaire et citoyenne.